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Randonner avec son chien : sept préparations, dans l'ordre

Sept préparations. La troisième est celle qu'on oublie et qui provoque le plus d'abandons de randonnée à mi-parcours.

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Un chien en bonne santé peut marcher longtemps, mais pas n'importe comment ni n'importe où. Ces sept points se règlent avant de partir, et le troisième décide du retour.

1. Le dénivelé compte plus que la distance

Un chien parcourt facilement quinze kilomètres à plat et se fatigue sur six kilomètres de montée. Raisonner en kilomètres conduit à surestimer systématiquement ce qu'il peut faire.

Le repère utile est la durée d'effort et le dénivelé cumulé, comme pour un humain — à ceci près que le chien ne peut pas dire qu'il a mal.

2. Un chien en croissance ne fait pas de longue randonnée

Les cartilages de croissance restent fragiles jusqu'à la fin de la croissance, qui varie de huit à dix-huit mois selon le gabarit. Les efforts prolongés et les descentes répétées y laissent des traces durables.

C'est une limite physiologique, pas une précaution excessive. Elle vaut particulièrement pour les grandes races, dont la croissance est la plus longue.

3. Regarder les coussinets avant, pendant et après

C'est l'oubli qui provoque le plus d'abandons à mi-parcours. Rocaille, sol chaud, névé : les coussinets s'abîment sans que le chien le montre avant que ce soit douloureux.

Un coup d'œil à chaque pause, et l'abandon du parcours au premier signe. Un chien qui boite en randonnée ne repart pas après dix minutes de repos.

4. L'eau se porte, elle ne se trouve pas

Compter sur les ruisseaux est une erreur double : ils peuvent être à sec, et l'eau stagnante expose à des parasites. Un chien qui a soif boira n'importe quoi.

Un à deux litres par chien pour une demi-journée d'effort, proposés en petites quantités à chaque pause plutôt qu'en une fois.

5. La chaleur limite plus que la pente

Un chien régule mal : au-delà de 25 degrés, sa capacité d'effort chute nettement, et les races à museau court sont concernées bien avant. Partir tôt vaut mieux que raccourcir.

Le halètement bruyant, la bave épaisse et le ralentissement sont les signes qui imposent l'arrêt immédiat, à l'ombre, avec refroidissement progressif.

6. La laisse n'est pas qu'une question de politesse

En zone d'élevage, un chien qui approche un troupeau met en danger les bêtes et lui-même. En période de nidification, un chien qui court en sous-bois détruit des couvées sans que personne ne le voie.

Ce ne sont pas des règles arbitraires, et elles sont souvent affichées à l'entrée des sites. Les ignorer expose à une amende et, plus sûrement, à ce que le lieu finisse par interdire les chiens.

7. Vérifier ce que le site autorise, avant de partir

Parcs nationaux, réserves, sites Natura 2000 : les règles varient d'un site à l'autre et parfois d'une zone à l'autre à l'intérieur d'un même site. Découvrir l'interdiction au parking gâche la journée.

Les recensements de randonnées accessibles aux chiens indiquent ces conditions par itinéraire, ce qui permet de choisir plutôt que de renoncer sur place.