Vous saurez pourquoi un comportement qui avait disparu revient, ce que veut dire une aggravation soudaine, et dans quels cas la meilleure decision est de ne rien faire.
Certains liens de cette page sont remuneres : si vous achetez apres avoir clique, le site touche une commission. Cela ne change ni le classement, ni ce qui est ecrit — et nous disons plus bas ce que nous n'avons pas pu verifier.
On parle de desapprendre comme on parle d'effacer un tableau. Le cerveau ne fonctionne pas ainsi, et c'est ce malentendu qui fait rechuter la plupart des efforts.
Quand un comportement disparait, l'ancien apprentissage est toujours la. Ce qui a ete construit par-dessus est un deuxieme apprentissage, plus recent, et plus fragile.
Le plus recent gagne tant que les conditions le soutiennent. Des qu'elles se relachent, l'ancien redevient accessible.
Ce n'est pas une mauvaise nouvelle, c'est une consigne d'entretien : ce qu'on a construit se maintient, comme tout ce qui est recent.
Un comportement qui rapportait quelque chose et qui cesse brusquement de rapporter produit d'abord une intensification. Le chien insiste, plus fort, plus longtemps, parfois avec de la frustration.
Beaucoup de gens abandonnent exactement la, en concluant que la methode ne marche pas. En cedant a ce moment precis, on paie la version renforcee du comportement, qui est celle qui restera.
Savoir que cette phase existe ne la rend pas agreable. Cela permet au moins de decider avant de commencer, plutot qu'au milieu.
Un comportement eteint dans le salon reapparait dans la cuisine. Eteint a la maison, il reapparait chez quelqu'un d'autre. Le contexte fait partie de ce qui a ete appris, la aussi.
Il revient egalement apres une periode sans rien, sans que personne n'ait rien fait de mal. Une reapparition n'est donc pas la preuve que tout est a refaire.
La bonne reaction est de reprendre brievement, la ou ca revient, plutot que de conclure a l'echec du travail precedent.
Passer devant vous, monter sur le canape, manger en premier : ces conduites ont ete longtemps lues comme une prise de pouvoir. Cette grille a ete abandonnee par les references veterinaires actuelles.
Son defaut principal n'est pas qu'elle soit fausse en theorie. C'est qu'elle arrete l'enquete : une fois l'etiquette posee, personne ne cherche plus ce que le chien obtient, ce qui lui fait peur, ou ce qui a change chez lui.
Un chien qui monte sur le canape a appris qu'on y est bien. C'est moins flatteur pour tout le monde, et c'est utilisable.
Une poubelle deplacee, une porte fermee, un plan de travail degage : ces gestes reglent en une minute des comportements qu'on essaie de corriger depuis des mois.
On les considere comme une facon de tricher. Ils ne sont rien d'autre que la suppression de l'occasion, et un comportement qui n'est jamais repete ne se renforce pas.
Ce n'est pas un aveu de paresse. C'est le seul levier qui agit pendant que vous n'etes pas la pour intervenir.
Un jeune chien change beaucoup en quelques mois. Une partie de ce qui inquiete a un an se tasse avec le temps, a condition qu'on n'ait rien construit autour entre-temps.
Ne rien faire n'est pas ne rien decider. Cela veut dire continuer a offrir du repos, de la previsibilite et des sorties, sans lancer un programme pour un probleme qui n'en est peut-etre pas un.
Une reserve importante : un comportement qui apparait brusquement chez un chien adulte qui allait bien n'est pas un sujet d'education. Cela se regarde d'abord du cote de la sante, chez un veterinaire.